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Chapitre 1: Les tournants de la phénoménologie et la philosophie de l'esprit Chapitre 2: De la phénoménologie éclatée aux relèves minimalistes Chapitre 3: La phénoménologie et les sciences positives Chapitre 4: La description phénoménologique et l'analyse logique - Le débat entre Hubert Dreyfus et John Searle Chapitre 5: La conscience phénoménologique et la cognition implicite Chapitre 6: Le principe de connexion et la différance - Le débat entre John Searle et Jacques Derrida Chapitre 7: La neurophénoménologie et la figure du temps Chapitre 8: Le sujet narratif et la présence diffuse Domaine de recherches : Philosophie de l'esprit, phénoménologie, sciences cognitives, physique, philosophie des sciences. Lecture (entre L'époque critique de l'écriture et L'avance de la conscience) Lecture De l'esprit: l'échange indécidable Rue de sélys, 24 -
4043 Chaudfontaine, BELGIQUE |
Cet essai boucle L'époque critique de l'écriture. Mon but est d’esquisser une phénoménologie des sciences de l’esprit qui aurait pour « référentiel » l’expérience intégrale de Paul Ri cœur et pour objet la conscience adulte de Maurice Merleau-Ponty . Trois tâches principales au moins m'incombent. Première tâche: définir des thèmes dans les sciences cognitives et les neurosciences où peuvent être exploités les résultats obtenus par la phénoménologie issue de Husserl, à l'image des travaux de Francisco Varela sur la neurophénoménologie et de Daniel Dennett sur l'hétérophénoménologie. Deuxième tâche: Élaborer l'idée critique d'une phénoménologie qui constitue le noyau commun entre les différents courants phénoménologiques et les différentes approches de l'intentionnalité en philosophie de l'esprit. Par idée critique, j'entends une idée élaborée de telle manière qu'elle entraîne nécessairement des glissements et des déformations au sein des disciplines, et des déplacements de leurs lignes de démarcation. Elle signifie également que les résultats peuvent être négatifs ou insuffisants pour justifier l'abandon de l'entreprise. Le germe de cette idée critique est dans le soupçon que le sol de la phénoménologie de Husserl est naturaliste en un sens étendu. Cette élaboration passe concrètement par l'examen de débats qui ont eu lieu entre les deux traditions, comme celui de Searle avec Dreyfus ou de Searle avec Derrida, et par l'analyse de concepts qui ont un "air de famille" comme ceux de cognition implicite et de synthèse passive. Troisième tâche: raccorder cette idée à celle qui émerge de la réflexion qui a été menée sur la place de la phénoménologie au sein de la physique contemporaine. Nouer le monde constitué de Husserl, l'entre-deux de Merleau-Ponty, l'expérience intégrale de Ricœur, la différance de Derrida, le finiment petit et le finiment grand de la physique au monde des sciences de l’esprit naturalistes est la tentative de cet essai nourrie par un sentiment têtu que la question de l’esprit ne peut être posée que d’un point de vue métadisciplinaire et soutenue par un maître mot que Ricœur soupçonne Derrida d’avoir soustrait à la différance, et que celui-ci emprunte à Heidegger : « rassemblement encore impensé ». Cette tentative, heureusement, peut se servir des crises de la phénoménologie et de la philosophie de l’esprit qui laissent penser que cette époque de l’histoire de la pensée est propice à une convergence réflexive entre ces deux sœurs.
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